Imaginez un élève, les yeux fermés, une petite bouchée sur la langue. Silence. Puis : « C’est… bon. » Un camarade ajoute : « Moi, c’est un peu piquant, mais pas méchant. » Un troisième hésite : « Ça croque, et après ça devient mou. » En deux minutes, la classe a déjà quitté le « c’est bon / c’est pas bon » pour entrer dans la description.
C’est ce qui rend la dégustation à l’aveugle en classe si intéressante. On croit proposer un moment ludique autour du goût. En réalité, on fait parler les élèves, on les pousse à observer, à chercher le mot juste, à comparer leurs perceptions et à enrichir leur lexique. Voici comment je la mettrais en place, du CP au CM2, sous forme de séquence complète autour des cinq sens.
Pourquoi travailler les cinq sens ?
Les sens sont le point de départ de presque toute description. Un élève qui ne dispose que de « joli », « bon » et « gentil » a un problème de vocabulaire, mais aussi un problème d’observation : il n’a pas encore appris à regarder, sentir ou écouter avec précision.
Travailler les cinq sens en classe permet de relier plusieurs compétences :
- Langage oral : oser dire ce que l’on perçoit, écouter l’autre, reformuler.
- Vocabulaire : passer des mots génériques aux mots précis (croquant, fondant, âpre, velouté).
- Observation : prendre le temps de percevoir avant de nommer.
- Catégorisation : classer les mots par sens, par intensité, par sensation agréable ou non.
- Argumentation : justifier (« je pense que c’est acide parce que ça pique sur les côtés de la langue »).
- Sciences : comprendre comment on perçoit le monde.
- Éducation au goût : découvrir des saveurs et des textures sans jugement.
Les programmes de cycle 2 et de cycle 3 accordent une vraie place au langage oral, à l’enrichissement du vocabulaire et à la découverte du monde du vivant.
Le principe de la dégustation à l'aveugle
Les élèves découvrent des aliments ou des objets sans savoir ce que c’est. Ils ne peuvent donc pas s’appuyer sur le nom, seulement sur ce qu’ils perçoivent. C’est cette contrainte qui les oblige à chercher des mots.
Je ne réduirais pas l’activité au goût. Je la construis comme une série de petits défis, un par sens, qui montent progressivement en difficulté.
La vue
Observer et décrire un aliment sans le toucher ni le goûter.
Exemple : une rondelle de concombre, une framboise, un morceau de chocolat. « Dis-moi tout ce que tu vois : couleur, forme, surface, taille. »
Le toucher
Décrire un objet caché dans un sac ou une boîte, sans le regarder.
Exemple : une noix, une pomme, une pêche, une carotte. « Que sens-tu sous tes doigts ? Est-ce que c’est plutôt doux ou rugueux ? »
L’odorat
Identifier ou décrire une odeur à partir d’un petit pot fermé.
Exemple : du café, de la cannelle, un zeste d’orange, de la menthe, du thym. « Respire doucement. Est-ce que l’odeur est forte ou légère ? Te rappelle-t-elle quelque chose ? »
Le goût
Goûter un aliment les yeux fermés, ou avec un bandeau.
« Laisse le morceau dans ta bouche. Quel goût perçois-tu d’abord ? Et ensuite ? »
L’ouïe
Reconnaître un aliment grâce au son.
Exemple : croquer une carotte crue, casser un biscuit, secouer une boîte de riz, froisser un papier, verser des lentilles dans un verre. « Écoute sans regarder. Est-ce un son sec ? mou ? long ? court ? »
Le mieux est de proposer une station par sens, ou un défi par sens sur plusieurs séances. On peut aussi mélanger : un même aliment croqué (ouïe), regardé (vue), senti, touché, puis goûté. Ce qui compte, c’est que les élèves comprennent qu’un seul sens ne suffit jamais pour décrire complètement.
Le matériel nécessaire
Rien de coûteux, tout se trouve facilement :
- petits gobelets, petites coupelles ou petites cuillères ;
- boîtes opaques, pots de yaourt propres recouverts de papier, boîtes à chaussures ;
- sachets en tissu ou en papier, chaussettes propres pour le sac à toucher ;
- bandeaux (foulards, écharpes) ou simplement des yeux fermés pour les élèves qui préfèrent ;
- aliments courants (voir ci-dessous) ;
- fiches ou feuilles de recherche, crayons ;
- étiquettes numérotées pour identifier les échantillons sans les nommer ;
- serviettes en papier, une bouteille d’eau, une poubelle à portée de main.
Un petit conseil : numérotez toujours les échantillons plutôt que de les nommer, cela évite les indiscrétions et prépare la mise en commun.
Quels aliments choisir pour une dégustation à l'aveugle ?
Je choisis mes aliments en fonction de ce que je veux faire observer. Voici des exemples accessibles :
| Caractéristique | Exemples d’aliments |
|---|---|
| Sucré | miel, compote, raisin sec, morceau de banane |
| Salé | biscuit apéritif, cube de fromage, cacahuète (voir précautions) |
| Acide | quartier de citron (très petit), pomme granny, yaourt nature, cornichon |
| Amer | chocolat noir, endive, pamplemousse |
| Croquant | carotte crue, pomme, biscuit sec, céréales |
| Fondant | chocolat, fromage frais, banane mûre |
| Mou | compote, banane, mie de pain |
| Dur | noisette (voir précautions), carotte, sucre |
| Juteux | raisin, orange, pastèque, tomate cerise |
| Sec | biscuit, pain grillé, amande (voir précautions) |
| Granuleux | poire, semoule cuite, sucre en poudre |
| Crémeux | yaourt, fromage blanc, purée |
| Parfumé | fraise, menthe, cannelle, orange |
| Peu odorant | pain, riz, concombre, galette de riz |
Pour un premier essai, je choisirais quatre ou cinq aliments très contrastés : par exemple pomme, chocolat noir, yaourt nature, biscuit sec et raisin. Les contrastes aident les élèves à trouver des mots.
Allergies, PAI et précautions
Avant toute dégustation, il faut connaître les allergies et régimes alimentaires de la classe, ainsi que les PAI. On consulte la fiche de renseignements, on en parle avec la directrice ou le directeur, et on respecte le règlement de l’école.
Concrètement :
- écarter d’emblée les fruits à coque (noix, noisettes, cacahuètes) et les aliments à risque si un élève est concerné ou dans le doute ;
- vérifier les étiquettes (traces éventuelles, gluten, lait, œuf) ;
- informer les familles en amont ;
- prévoir une alternative pour les élèves qui ne peuvent ou ne veulent pas goûter : ils peuvent observer, sentir, décrire et noter sans consommer ;
- ne jamais forcer un enfant à goûter, et faire se laver les mains avant.
Ce n’est pas une contrainte qui alourdit l’activité : un élève qui ne goûte pas peut très bien être « observateur » ou « secrétaire du vocabulaire » et participer pleinement.
Déroulement de l'activité
Je prévois environ 45 à 60 minutes, ou deux séances plus courtes.
Étape 1 : découverte
On présente l’enjeu : « Aujourd’hui, vous allez devenir des enquêteurs des sens. Vous ne saurez pas ce que vous découvrez, mais vous devrez trouver les mots pour le décrire. » On installe aussi les règles : on ne dit pas « berk », on décrit ; on respecte ce que ressent l’autre.
Étape 2 : observation
Chaque élève observe l’échantillon numéroté sans y toucher. « Qu’est-ce que tu vois ? Que peux-tu dire de la couleur, de la forme, de la surface ? » On note quelques mots au tableau.
Étape 3 : dégustation / exploration
On enchaîne : toucher, écouter, sentir, puis goûter.
Consigne : « Ferme les yeux. Sens d’abord, puis goûte lentement. Ne dis rien tout de suite, garde les mots pour toi. » Le silence est important : il évite que la première réponse influence tout le monde.
Étape 4 : description
Chacun écrit ou dessine quelques mots sur sa fiche. « Trouve trois mots pour ce que tu as ressenti. Essaie de ne pas utiliser bon ni mauvais. » Pour les plus jeunes, l’enseignant note sous la dictée.
Étape 5 : mise en commun
On compare : « Est-ce que vous avez tous perçu la même chose ? Qui a utilisé un autre mot ? » C’est le moment le plus riche : deux élèves peuvent décrire différemment le même aliment, et c’est normal. On peut ensuite dévoiler le nom de l’aliment.
Étape 6 : classement du vocabulaire
On construit une banque de mots collective, classée par sens. « Dans quelle colonne place-t-on croustillant ? Vue, goût ou ouïe ? » La discussion est souvent passionnante, car certains mots relèvent de plusieurs sens.
Étape 7 : production
On demande une phrase ou un petit texte descriptif, selon le niveau.
Le vocabulaire des cinq sens
Voici un tableau à afficher ou à recopier, à faire évoluer avec la classe :
| Sens | Verbes | Adjectifs / vocabulaire | Exemples de phrases |
|---|---|---|---|
| Vue | regarder, observer, distinguer, repérer, reconnaître, contempler, examiner | brillant, mat, clair, foncé, pâle, éclatant, translucide, transparent, coloré, rond, allongé, ridé, luisant | « La surface de la pomme est brillante et lisse. » / « Je distingue de petites taches sombres. » |
| Toucher | toucher, palper, presser, saisir, effleurer, caresser, frotter, tâter | doux, rugueux, lisse, dur, mou, froid, chaud, tiède, collant, humide, sec, piquant, granuleux, velouté, spongieux | « Le fruit est ferme et un peu froid. » / « J’effleure une surface veloutée. » |
| Odorat | sentir, respirer, humer, renifler, flairer, inspirer | parfumé, fort, léger, agréable, désagréable, discret, entêtant, frais, sucré, âcre, boisé, fruité | « Je hume une odeur fruitée, assez légère. » / « L’odeur est forte et piquante. » |
| Goût | goûter, savourer, croquer, mâcher, déguster, avaler, mordre, mordiller | sucré, salé, acide, amer, doux, épicé, fade, relevé, acidulé, fondant, croquant, juteux, crémeux, savoureux, piquant | « Ce morceau est d’abord sucré, puis légèrement acide. » / « Je savoure un goût fondant et doux. » |
| Ouïe | écouter, entendre, reconnaître, tendre l’oreille, distinguer | craquant, croustillant, sonore, silencieux, aigu, grave, sec, étouffé, grinçant, crépitant | « J’entends un bruit sec quand je casse le biscuit. » / « Le son est étouffé, comme si c’était mou. » |
Ne cherchez pas à tout faire apprendre : on choisit quelques mots par séance et on complète la banque au fil de l’année.
Adapter l'activité du CP au CM2
L’idée n’est pas de refaire la même activité en changeant la difficulté, mais de viser des objectifs linguistiques différents.
CP : nommer et associer
Objectifs : associer un mot à une sensation, construire une phrase simple.
Consignes : « Touche l’objet. Est-ce doux ou rugueux ? » / « Complète : C’est ______. » / « Dis-moi une chose que tu sens. » On travaille surtout à l’oral, avec quelques mots-outils (doux, dur, sucré, salé, froid) et un support d’images.
CE1 : enrichir les descriptions
Objectifs : utiliser davantage d’adjectifs dans une phrase, distinguer sensation et jugement.
Consignes : « Trouve deux mots pour décrire ce que tu goûtes. » / « Écris une phrase avec au moins deux adjectifs. » / « Ce que je ressens, ce n’est pas bon : c’est… quoi ? »
CE2 : préciser et organiser
Objectifs : travailler les synonymes, les familles de mots et la précision.
Consignes : « Trouve un mot plus précis que dur. » / « Quelle est la famille de mots de sucre ? » / « Range ces mots du moins fort au plus fort : doux, sucré, sirupeux. » On introduit le classement et l’intensité.
CM1 : décrire et justifier
Objectifs : produire des descriptions plus précises et justifiées, utiliser des connecteurs.
Consignes : « Décris l’aliment en justifiant chaque mot. » / « Explique pourquoi tu dis acide et pas amer. » / « Utilise d’abord, ensuite, enfin pour décrire le trajet du goût dans ta bouche. »
CM2 : nuancer, comparer, imager
Objectifs : nuances, comparaisons, expressions imagées, rédaction d’un court texte descriptif.
Consignes : « Compare : cette odeur est comme… » / « Trouve une expression imagée pour décrire ce que tu ressens. » / « Rédige un court texte de six à huit lignes où tu décris l’aliment sans le nommer, en utilisant au moins trois sens. »
La progression se joue moins sur la difficulté de la tâche que sur ce que l’on demande à la langue de faire : nommer, enrichir, préciser, justifier, nuancer.
Idées d'activités complémentaires autour des cinq sens
Voici des activités sensorielles pour l’école élémentaire, dont la plupart ne nécessitent aucune nourriture :
| Activité | Niveau | Matériel | Durée | Objectif |
|---|---|---|---|---|
| 1. Sac à toucher | CP-CE2 | sac opaque, objets variés | 15 min | décrire une matière sans la voir |
| 2. Boîte mystère | CE1-CM2 | boîtes fermées, objets | 20 min | poser des questions, faire des hypothèses |
| 3. Reconnaître des sons | CP-CM1 | enregistrements ou objets sonores | 20 min | associer un son à sa source |
| 4. Loto des sons | CP-CE2 | cartes, sons enregistrés | 20 min | écouter, nommer, associer |
| 5. Memory des odeurs | CE1-CM2 | pots percés, épices | 20 min | apparier, décrire, mémoriser |
| 6. Chasse aux couleurs | CP-CE1 | cartes couleurs, cour ou classe | 15 min | observer, nommer les nuances |
| 7. Décrire une image sans la montrer | CE2-CM2 | images, binômes | 20 min | produire une description précise à l’oral |
| 8. Reconnaître des matières | CE1-CM1 | échantillons (papier, tissu, bois, métal) | 20 min | classer selon le toucher |
| 9. Parcours sensoriel | CP-CM2 | tapis, bacs, tissus | 30 min | vivre et verbaliser des sensations |
| 10. Associer une sensation à un mot | CP-CM2 | étiquettes mots, cartes images | 15 min | relier le vocabulaire aux perceptions |
| 11. Portrait sensoriel (bonus) | CE2-CM2 | fiche d’aide, aliment ou objet | 30-40 min | rédiger une description sans nommer |
Une activité d'écriture : le portrait sensoriel
Après la dégustation, je demande un texte qui s’appuie sur les sensations vécues :
- CP-CE1 : « Décris ce que tu as goûté. » (une à deux phrases, éventuellement dictées)
- CE2 : « Écris plusieurs phrases pour décrire cet aliment sans donner son nom. »
- CM1-CM2 : « Écris une description sensorielle qui permettra à tes camarades de deviner l’aliment sans jamais le nommer. »
Pour aider, je distribue une petite grille de questions :
- Qu’est-ce que je vois ?
- Qu’est-ce que je sens ?
- Qu’est-ce que j’entends ?
- Qu’est-ce que je ressens au toucher ?
- Quel goût cela a-t-il ?
- Quels mots précis puis-je utiliser ?
Une fois les textes écrits, on les lit à voix haute : la classe doit deviner l’aliment. C’est très motivant, et l’on voit tout de suite si la description est assez précise.
Prolongement en sciences
La dégustation ouvre naturellement sur la découverte du fonctionnement des sens. À l’école élémentaire, on peut rester simple :
- Les organes des sens : œil, oreille, nez, langue, peau. On les associe aux sens en dessinant ou en légendant un schéma.
- Le trajet de l’information : ce que l’on perçoit est envoyé au cerveau, qui l’interprète. On peut le présenter sans entrer dans le détail.
- Le lien entre odorat et goût : on fait goûter avec le nez bouché, puis nez libre. La différence est souvent spectaculaire et provoque de belles discussions.
- Les limites des sens : illusions d’optique, sons trop aigus ou trop faibles, sensations trompeuses (l’eau tiède qui paraît chaude après une main froide).
- Cycle 3 : on peut aborder les récepteurs, la notion de stimulus et de perception.
C’est aussi l’occasion de travailler le protocole d’expérience : on formule une hypothèse (« je pense que le nez influence le goût »), on teste, on conclut.
Prolongement en vocabulaire
Le lexique récolté sert de base à plusieurs séances :
- Synonymes : doux, tendre, moelleux, délicat ; fort, intense, prononcé.
- Familles de mots : sucre, sucré, sucrer, sucrerie, sucrier ; goût, goûter, dégoûtant, goûteux.
- Contraires : lisse / rugueux, mat / brillant, fade / relevé, silencieux / bruyant.
- Niveaux de précision : froid → frais → glacé → glacial. On les range sur une échelle.
- Adjectifs : on transforme des noms en adjectifs (sel → salé, sucre → sucré).
- Verbes sensoriels : regarder, observer, contempler, fixer : on discute de la nuance.
- Comparaisons : « doux comme… », « croquant comme… », « acide comme… ». On passe ensuite à des métaphores en CM2.
Les documents à télécharger
Ce que j’aime dans cette activité, c’est qu’elle fait parler tout le monde, même les élèves discrets, parce que personne n’a la bonne réponse d’avance. Les élèves cherchent leurs mots, hésitent, se corrigent, puis découvrent avec surprise qu’un même aliment peut être perçu différemment : ce qui est « acide » pour l’un est « piquant » pour l’autre. Ces échanges sont précieux pour le vocabulaire.
Il faut toutefois rester lucide : l’activité demande de l’organisation (allergies, hygiène, matériel), et certaines classes très agitées auront besoin de règles plus strictes. Pour certains élèves, goûter à l’aveugle peut aussi être inconfortable : on prévoit alors d’autres rôles. Enfin, ce n’est pas une baguette magique : le vocabulaire s’enrichit surtout s’il est réutilisé les jours suivants, en lecture, en écriture ou en sciences.
Si vous avez une demi-heure devant vous la semaine prochaine, essayez avec trois aliments et une fiche simple. Vous verrez tout de suite ce que ça donne dans votre classe.
Foire aux questions (FAQ)
Comment faire une dégustation à l'aveugle en classe ?
Présentez des aliments numérotés que les élèves ne connaissent pas, faites-les observer, sentir, écouter, toucher puis goûter les yeux fermés. Ils décrivent ensuite avec des mots précis, comparent leurs réponses et construisent une banque de vocabulaire. Vérifiez au préalable les allergies et PAI.
Comment travailler les cinq sens à l'école ?
En proposant des défis sensoriels variés : sac à toucher, reconnaissance de sons, memory des odeurs, observation d’images, dégustation. Chaque activité doit s’accompagner d’une verbalisation et d’une trace de vocabulaire.
Quels aliments choisir pour une dégustation à l'aveugle ?
Choisissez des aliments contrastés : pomme (croquant, juteux), yaourt (crémeux), chocolat noir (amer, fondant), biscuit sec (sec, croustillant), raisin (sucré, juteux). Évitez les allergènes courants et adaptez selon les élèves.
Comment travailler le vocabulaire des cinq sens ?
Faites construire une banque de mots par sens (verbes et adjectifs), puis réutilisez-la en production écrite : phrases, portraits sensoriels, devinettes. Prolongez avec des synonymes, contraires, familles de mots et comparaisons.
Quelles activités faire sur les cinq sens en cycle 2 ?
Sac à toucher, loto des sons, chasse aux couleurs, memory des odeurs, association mot-sensation, mini-dégustation avec quelques aliments très contrastés. L’objectif : nommer et construire des phrases simples.
Quelles activités faire sur les cinq sens en cycle 3 ?
Portrait sensoriel, description d’image à l’oral, boîte mystère avec questions, comparaisons et métaphores, expérience sur le lien entre goût et odorat. L’objectif : nuancer, justifier et rédiger.
Peut-on faire une dégustation en classe malgré les allergies ?
Oui, à condition de connaître les allergies et les PAI, de vérifier les étiquettes, de prévenir les familles, de respecter le règlement de l’école et de proposer un rôle d’observateur aux élèves qui ne goûtent pas.





