Belgique: Voyage au cœur de notre profession

voyage au coeur de notre profession - La Belgique

Épisode 1 – La Belgique

Instatutrice sur Instagram, Marine dans la vraie vie. Cette jeune enseignante Belge  nous explique comment elle est devenue professeure des écoles en Belgique et nous raconte son quotidien d’enseignante! Grâce à elle, nous pourrons faire le parallèle avec la France! N’hésitez pas à nous laisser des questions sous cet article. Nous y répondrons avec grand plaisir!

Le système scolaire Belge

Le cursus scolaire belge se sépare en 4 grandes périodes comme en France, mais vous allez le voir il y a bien quelques différences. Il y a d’abord l’enseignement maternel qui dure de 2 ans et demi à 6 ans. Ils sont alors en maternelle (TPS, PS, MS et GS). Tout comme en France, cet enseignement n’est pas obligatoire mais fortement conseillé. Il y a ensuite l’enseignement primaire de 6 à 12 ans qui quant à lui est obligatoire. Pas de CP, CE1, CE2, CM1 et CM2 mais des classes allant de la 1ère à la 6ème.  Vient ensuite l’enseignement secondaire de 12/13 ans à 18 ans. La dernière année d’étude secondaire est appelée rhéto. Ces études durent 6 ans.

« Chez nous pas de BAC, mais des examens oraux et écrits quand même. Ce n’est juste pas le même nom. »

Après les années de secondaires on peut s’arrêter ou continuer. Deux choix: études courtes (3ans) ou études longues à l’Unif (autrement dit l’université) pendant 5 ans.

Devenir professeur des écoles en Belgique

« Pour être professeur des écoles, après les années de secondaires, on fait un bachelier en trois ans où l’on choisit maternelle ou primaire. On devient alors institutrice maternelle (ou préscolaire) ou institutrice primaire. »

Pour devenir instituteur préscolaire, il n’existe qu’une seule filière de formation dans ce qu’on appelle les Hautes Écoles. Ces études qui durent trois ans permettent d’obtenir le Bachelier instituteur « section normale préscolaire ». Trois ans d’études durant lesquels il y aura une formation générale (philosophie, communication, vie économique et culturelle, etc.), une formation spécialisée (français, mathématiques, sciences, etc.) et une formation didactique avec des activités d’application et des stages. Il existe la possibilité pour les diplômés d’effectuer un an de formation supplémentaire afin de pouvoir exercer en école primaire. (Notez ici la distinction maternelle / primaire qui n’est pas la même qu’en France.)

Pour devenir instituteur primaire, la formation a également lieu dans les Hautes Écoles. Le diplômé obtiendra alors le bachelier instituteur « section normale primaire ». Au programme de ces trois années d’études des connaissances pédagogiques, socioculturelles, socioaffectives et relationnelles, de la psychologie mais aussi des connaissances disciplinaires et des périodes de stages.

Même si les années d’études sont différentes, les enseignements que l’on retrouve en Belgique sont semblables à ceux que l’on peut retrouver en France. Attention néanmoins, en France, lorsque nous avons le master et que nous avons obtenu le concours, nous ne nous occupons quasiment de rien pour avoir un poste. Il en est tout autre en Belgique !

L’affectation

Après le bachelier, il faut que les diplômés postulent (CV et lettre de motivation) pour se retrouver sur des listes.. Il existe en Belgique trois réseaux pour les écoles. Le communal, la fédération Wallonie Bruxelles et le libre. Le jeune diplômé peut alors choisir son réseau ou postuler partout. Pour avoir un maximum de remplacements, il faut être « temporaire prioritaire » c’est-à-dire qu’il faut avoir x jours de remplacements dans un réseau. Les heures ne se comptabilisent pas entre les différents réseaux. Il faut donc rapidement choisir un réseau : Celui où il y a le plus d’heures ! Les institutrices qui ont alors le plus de jours de remplacement sont en haut de la liste. Plus il y a de remplacements, plus l’enseignant se trouve en haut de la liste des temporaires prioritaires et plus il a de chance d’avoir un poste à titre définitif.

Pour résumer, quand tu es première sur la liste et qu’un poste s’ouvre ou qu’une institutrice prend sa pension (retraite), tu prends ce poste et tu es nommé. Fini les remplacements ! Hourra! Dans ma région comme dans de nombreuses autres, certain(e)s institutrices-teurs sont dans les remplacements depuis plus de 10ans et ne sont toujours pas nommé(e)s. À savoir également qu’en tant que remplaçant(e), nous ne sommes pas dans une école, on attend chez nous un coup de téléphone. Nous ne sommes bien entendu pas payés pour attendre.

Journée type d’un enfant en Belgique

Tout comme en France, l’accueil du matin avant l’école et du soir après l’école dépend des écoles. Les 4 jours et demi sont de rigueurs avec des horaires allant environ de 8h30à 15h30 (hormis le mercredi bien sur!).

Malgré de nombreuses similitudes, on peut en effet constater qu’il existe également de nombreuses différences entre notre système éducatif français et le système belge.

Merci à Marine pour le temps qu’elle m’a accordé!

6 COMMENTAIRES

  1. Waouw le stress de ne pas avoir de postes en sortant de l’école.
    Ça doit être compliqué de faire son choix si tôt entre maternelle et primaire, pour l’instant je ne sais pas où je voudrais être.
    Dans certaines académies aussi on peut être remplaçant pendant des annees 😓 je croise vraiment les doigts pour l’annee Prochaine !

    Je crois que le système suisse rejoint un peu le système belge 🙊

    • Bonjour,
      je me permets ce commentaire car je suis diplômée institutrice primaire en Belgique et j’y ai enseigné un an avant de revenir en France pour passer le master puisque le diplôme n’est pas équivalent 😉
      Votre article résume bien la situation sauf sur un point : les jours d’ancienneté ne sont pas comptabilisés par réseau mais par Point Organisateur. J’explique 😀 : dans le communal, le PO est la commune (=la mairie) ainsi nous accumulons de l’ancienneté quelque soit l’école de la commune, cependant si nous enseignons dans la commune voisine nous aurons 2 comptes différents d’ancienneté (évidemment non cumulable). Dans le libre c’est souvent pire : le un PO gère une école, l’ancienneté ne se cumule donc pas avec d’autres écoles du tout. Bref, en effet il faut faire des choix et être peu mobile… après 10 ans de carrière, changer de zone géographique oblige à recommencer à 0 ailleurs ….

          • Nous pouvons ajouter qu’au niveau de l’ancienneté, il y a une différence. L’ancienneté pécuniaire et l’ancienneté de fonction. En effet, pour l’ancienneté de fonction, il faut rester dans le même PO pour être nommé dans les cours donnés, et uniquement ceux-ci. Généralement, un PO couvre une région géographique de plus ou moins 30 km. Si on change de zone, on change de PO et notre ancienneté de fonction retombe à 0. À compter qu’il faut deux ans dans le même PO avant de pouvoir accéder aux postes de nomination (classement par ordre d’ancienneté).
            Par contre, l’ancienneté pécuniaire ne change pas lorsqu’on change d’établissement. Elle s’accumule par rapport aux années de travail, même si on change de PO.
            A+
            J. Jonet, un enseignant belge (dans le secondaire inférieur)

        • Une vraie galère l enseignement belge… sortie depuis 6 ans et tjrs aucunes priorités, on prend ce que l on trouve en cette mini carrière j ai tout fais ( psychomotricité, institutrice primaire, maternelle , maître spécial de religion et de néerlandais ) … le pire est ne pas savoir combien de postes différents on fera l année suivante … 🙁

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