Enquête annuelle : les résultats

enquête annuelle résultats

En début d’année scolaire, je vous avais proposé un questionnaire en ligne sur le métier de professeur des écoles. Vous avez été 2077 à y répondre et je vous en remercie ! Il est l’heure pour moi de vous en dire plus sur les résultats obtenus.

Profil des participants

Pour commencer, je voulais vous parler du profil général des participants. Ce que je trouve agréable, c’est que toutes les tranches d’âges mais également toutes les années d’expériences sont bien représentées. Bien que les femmes soient majoritairement plus nombreuses, les hommes n’ont pas délaissé ce questionnaire et je les en remercie.

Je sais que j’avais eu plusieurs remarques surtout sur le fait qu’il ne soit pas dédié aux remplaçants. Je comprends la déception, mais il a fallu faire des choix pour que le questionnaire soit le plus simple à remplir mais aussi le plus simple à analyser ensuite.

Il est également important de relever que 69,2% des enseignants se sentent bien dans les locaux de leur école. Cela signifie tout de même que 30,8% d’entre eux ne s’y sentent pas bien.

On peut également noter que 58,6% des enseignants avaient au moins un élève relevant de la MDPH et nécessitant la présence d’un AESH. Parmi eux, 25,8% n’en avaient pourtant pas. Cela montre bien le manque cruelle d’AESH pour nos élèves.

Les écoles

Avec ce questionnaire et vos nombreuses réponses, on peut constater, bien que l’on pouvait s’en douter, une grande disparité au niveau du budget octroyé à chaque classe. Les réponses ont été très disparates et j’imagine que certaines réponses ont dû être « par élèves ». Je n’ose en effet pas imaginer que certaines classes n’aient que 30 ou 40€ pour l’année toute entière. A cela s’ajoute également une grande différence au niveau des équipements présents dans les écoles. Alors que certains possèdent TBI/TNI, tablettes, Wifi, d’autres n’ont qu’un photocopieur noir et blanc (encore heureux !).

En parlant de photocopieurs, la majorité des enseignants estiment que le nombre de photocopieurs est suffisant dans leur école. La majorité des enseignants n’étant pas limité en photocopies,15,3% le sont tout de même et estiment que la limite n’est pas suffisante.

Les parents et les élèves

Point positif de ce questionnaire, 65,1% des enseignants trouvent qu’ils sont reconnus et valorisés par les parents et estiment la qualité de leurs relations à 8/10. Pourtant seuls 56,9% pensent que les parents sont impliqués dans la scolarité de leurs enfants.

93,5% des personnes questionnées se sentent respectée par les élèves et pensent également que leur effectif de classe était correct. Encore une fois, l’effectif est bien inégal en fonction des réponses obtenues ce qui peut s’expliquer par les classes rurales mais aussi les classes dédoublées en REP et REP+. La moyenne étant de 23 élèves par classe.

Alors que l’on entend souvent dire que le niveau des élèves baisse, 51% pensent que le niveau était stable par rapport aux années précédentes et 19% en progression. Seuls 30% estiment que le niveau avait baissé.

Le travail et les collègues

Grâce aux réponses obtenues, nous constatons globalement qu’un travail d’équipe est effectué et qu’il s’accompagne d’une bonne entente entre collègues.

La quotité de travail supplémentaire en semaine est majoritairement de 2h quotidiennes.

Une des questions que je trouvais la plus importante dans ce questionnaire était : « Vous voyez-vous faire ce métier toute votre vie ? ». Les réponses obtenues sont édifiantes. 51,9% se questionnent sur le fait de faire ce métier toute leur vie mais 17% ne se voient pas faire ce métier jusqu’à leur retraite. Seuls 31,1% des interrogés affirme vouloir faire ce métier toute leur vie.

La question du salaire est également difficile à analyser, certains en effet ont répondu des sommes extrêmement basses, alors que d’autres ont répondus des sommes extrêmement hautes. La moyenne obtenue étant de 2292€. 60% d’augmentation est la moyenne obtenue à la question « Quel pourcentage d’augmentation pensez-vous juste ? ».

Parmi les 2077 participants, 69,7% se sentent débordés dans leur métier.

La réponse à la question sur la reconnaissance de l’état a été quasi unanime : 98,5% des participants estiment ne pas être assez reconnus par l’État.

Vous pouvez retrouver l’intégralité des résultats en cliquant sur le bouton ci-dessous.

Merci à tous les participants! J’espère vous retrouver encore plus nombreux l’an prochain pour la deuxième édition!

2 COMMENTAIRES

  1. Merci pour ces statistiques éloquentes. On voit bien les inégalités entre écoles mais l’unanimité face au manque de reconnaissance de notre métier.
    Et le questionnement permanent des enseignants quant à rester toute leur vie active dans ce métier, si passionnant pourtant .

    J’ai 21 ans d’ancienneté mais j’en ai déjà assez- même si j’adore enseigner – à cause de tout ce qu’il y a à faire quotidiennement, jamais de pause réelle dans une journée, alors qu’au début j’arrivais à prendre ce temps. Sans doute la fatigue liée à la «  vieillesse » dans le métier. Mais aussi la lassitude de travailler comme une acharnée sans se sentir épaulée avec de réels moyens physiques, pédagogiques et matériels. Chacun se dépatouille avec les enfants en difficulté qui n’ont pas d’AESH …
    je me suis donc tournée vers le spécialisé. C’est différent plus difficile le jour J avec les jeunes mais le travail est moins lourd à la maison.
    Voilà mon témoignage en quelques mots.
    Merci encore pour ton travail et ta passion . Bonne continuation.
    Frédérique, passionnée fatiguée

    • Ma classe :: Autre

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